* Répondant à une question d'actualité de l'honorable Guy Kabongo Mafuta, le Ministre des Finances a justifié l'entrée historique de la RDC sur les marchés financiers internationaux.
Le Palais du Peuple a vibré, ce jour, au rythme de la redevabilité démocratique. Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, s'est présenté devant la représentation nationale pour répondre à une question d'actualité posée par l’honorable Guy Kabongo Mafuta. L'exercice portait sur l'émission inaugurale d'un Eurobond par la République Démocratique du Congo, une étape stratégique pour la mobilisation de ressources sur les marchés mondiaux des capitaux.
L’honorable Guy Kabongo a invité l’Argentier national à fournir des éclaircissements sur cette sortie financière ayant permis de mobiliser 1,25 milliard de dollars américains (rectifié selon les données financières actuelles), malgré un contexte international instable marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette démarche parlementaire s’appuie sur les articles 100 et 138 de la Constitution, ainsi que sur les dispositions du Règlement intérieur de la Chambre basse.
La signature de la RDC : une crédibilité retrouvée
Dans son exposé, le Ministre Doudou Fwamba a souligné que l’enjeu de cette opération dépasse le simple montant mobilisé. Pour le Gouvernement, il s’agit avant tout de la reconnaissance internationale de la signature de la RDC. Cette crédibilité retrouvée est le fruit des réformes courageuses menées sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
L'Argentier national a précisé que les fonds ainsi levés seront exclusivement orientés vers des projets structurants, avec une priorité accordée aux secteurs des infrastructures et de l'énergie, leviers indispensables à la transformation économique du pays.
Des indicateurs macroéconomiques solides
Face aux interrogations sur la viabilité de la dette, Doudou Fwamba a rassuré les élus nationaux en présentant des indicateurs macroéconomiques robustes :
- Déficit maîtrisé à 2,4 % du PIB ;
- Dette publique contenue à 18,1 % du PIB ;
- Volonté ferme de réduire la précarité par des investissements productifs.
En résumé, le Ministre a apporté des réponses précises sur la régularité de la démarche, les conditions financières de l'emprunt et les effets attendus. Cette opération, qui s'inscrit dans la modernisation des finances publiques portée par le Gouvernement Judith Suminwa, est porteuse d'opportunités majeures pour attirer de nouveaux investisseurs et booster la croissance nationale.
CKM
