Alerte au Palais du Peuple : Le bureau de la Centrale électorale évoque des obstacles majeurs compromettant le délai constitutionnel.
À en croire de nombreux spécialistes, tous les indicateurs convergent vers un constat alarmant : les élections générales programmées pour décembre 2028 pourraient ne pas se tenir. C'est à l'occasion du dépôt de son rapport d'activités à l'Assemblée Nationale que le bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a officiellement alerté sur l'impossibilité de respecter les échéances constitutionnelles.
Trois obstacles majeurs identifiés par la CENI
Pour justifier cette impasse, la Centrale électorale pointe des difficultés structurelles et conjoncturelles critiques :
- Insécurité persistante : Une situation sécuritaire préoccupante dans l'Est du pays qui entrave toute opération de terrain ;
- Sinistre logistique : Environ 60 % du matériel électoral a été rendu inutilisable à la suite de plusieurs incendies ;
- Vide législatif : L'arsenal juridique nécessaire à l'encadrement des scrutins fait encore cruellement défaut.
Une crise financière et sociale profonde
Au-delà de ces aspects techniques et sécuritaires, la CENI traverse une crise financière sans précédent. L'institution manque de ressources pour assurer son fonctionnement quotidien et, plus grave encore, pour rémunérer ses cadres et agents.
On dénombre plusieurs mois d'arriérés de salaires. Cette situation a plongé le personnel dans une précarité extrême, impactant directement l'efficacité et l'assiduité d'une administration électorale aujourd'hui "clochardisée".
Au regard de ce tableau sombre, l'hypothèse d'un glissement du calendrier électoral semble se confirmer. Sans un financement massif et une stabilisation sécuritaire rapide, le rendez-vous de décembre 2028 paraît de plus en plus hypothétique.
CKM / Rédaction
