La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), actionnaire de référence, vient de donner un coup de pouce décisif à la compagnie nationale. Un second aéronef, un Airbus A320, a atterri le week-end dernier à l’aéroport international de Ndjili.
L'arrivée de cet appareil a été officiellement saluée par le Directeur de cabinet adjoint du Vice-Premier ministre en charge des Transports, le Directeur financier de la CNSS (représentant le Directeur Général) ainsi que le Directeur Général intérimaire de Congo Airways. Plus qu'un simple ajout technique, cet avion incarne une injection de confiance et un levier stratégique pour le désenclavement de la République Démocratique du Congo.
Un enjeu vital pour l'économie nationale
Dans un pays aux dimensions continentales, le transport aérien est une nécessité absolue. En attendant le développement des infrastructures routières et ferroviaires, une flotte nationale forte est le seul moyen de garantir un déplacement sûr et abordable pour la population.
Sur le plan macroéconomique, la redynamisation de Congo Airways devrait générer une activité en cascade bénéficiant à plusieurs secteurs :
- Le tourisme et l’hôtellerie ;
- La logistique aéroportuaire ;
- La maintenance aéronautique (création d'emplois techniques) ;
- Les services connexes (restauration à bord, taxes aéroportuaires).
Une trajectoire ascendante et méthodique
Cette acquisition n'est pas un fait isolé. Elle s'inscrit dans une séquence opérationnelle rigoureuse :
- Décembre 2025 : Renforcement de la flotte avec un Embraer E-190 (90 passagers).
- Janvier 2026 : Arrivée de l'Airbus A320 (150 à 180 passagers).
Comme l’a rappelé Paul Djunga, Directeur de cabinet adjoint du VPM des Transports, ce succès est le fruit d’un « processus exigeant et laborieux », initié suite aux orientations des Conseils des ministres de juillet et août 2024.
Les défis de la rentabilité et de la gestion
Si l’Airbus A320 permet désormais de viser des lignes à fort trafic et des destinations africaines majeures, le véritable défi reste celui de la durabilité. L’acquisition d’un avion n’est que la partie émergée de l’iceberg.
« J'exhorte les agents et cadres de Congo Airways SA à une gestion rigoureuse et responsable », a martelé Paul Djunga.
Pour éviter le piège des « éléphants blancs » (actifs coûteux et sous-utilisés), la direction de la compagnie doit désormais se concentrer sur :
- L'optimisation des réseaux de vols ;
- La maîtrise des coûts de maintenance ;
- Une stratégie commerciale agressive pour capter des parts de marché dans un ciel africain de plus en plus concurrentiel.
Par CKM
